26 juin 2026

Carrière et mutations

Classe exceptionnelle 2026 : le Snes-FSU interpelle la Rectrice et la DRH

La section académique du Snes-FSU s’est adressée à l’institution via ses représentantes dans l’académie pour dénoncer des contingents trop faibles de promotions pour les corps du second degré et des modalités d’accès à la classe exceptionnelle qui laissent, et laisseront, de côté une écrasante majorité de collègues. Des enseignants, des CPE et des psyEN qui n’ont pourtant pas démérité tout au long de leur carrière, voire leur longue carrière, quand à 60 ans et plus, l’institution, leur employeur, est incapable de reconnaître leur engagement et les prive d’un avancement de carrière pourtant largement mérité. Nos métiers sont-ils si attractifs qu’il soit nécessaire de décourager les personnels et d’entretenir de la défiance jusqu’en fin de carrière ? Qu’a à gagner l’employeur en bloquant la carrière de très nombreux collègues et en les privant de la reconnaissance de leur carrière ? La hors-classe est en train de devenir une voie de garage pour la carrière de la majorité des personnels du second degré. En agissant ainsi, l’institution ne fait qu’accentuer la défiance des personnels envers leur administration et génère une souffrance totalement inutile !

Nous avons profité de ce courrier pour faire remonter de nombreuses situations individuelles qui illustrent parfaitement ces dérives et dysfonctionnements. La section académique remercie tous les collègues qui lui ont fait parvenir des informations via, entre autres, des fiches syndicales de suivi individuel. Ce sont des données très importantes qui nous permettent d’agir, pendant et après les campagnes de promotions.

Le SNES-FSU va continuer à agir, à tous les niveaux, pour faire de la classe exceptionnelle un débouché de carrière pour toutes et tous, à l’instar de ce qui a été réalisé avec la hors-classe depuis 2017, avec le PPCR. Les taux de promotion actuels (entre 7,5 % et 13,5 % des promouvables pour les corps du second degré) sont trop faibles, nous demandons une hausse du taux de promotion à 29 %, comme pour les professeurs des écoles, ainsi que de nouvelles modalités d’accès reposant sur une procédure transparente avec un barème et des critères objectifs.

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Courrier Rectrice DRH