La semaine qui se termine a vu la généralisation de la mobilisation lycéenne aux quatre coins de l’académie de Lille.
Depuis le début de ce puissant mouvement, le SNES-FSU condamne toutes les violences, celles des forces de l’ordre, mais aussi celles qui ont visé des personnels.
Il a encouragé les collègues à exprimer, par leur présence responsable devant les établissements, le soutien de la profession à des revendications qui expriment un profond besoin d’égalité dans l’Ecole publique, abîmée par 10 ans de budgets et de réformes macronistes.
Le communiqué SNES-SNEP-SNUEP de ce jour (lire plus bas) veut poursuivre cette démarche en appelant à se tenir aux côtés des élèves le mardi 6 octobre (dans les rassemblements déclarés et intersyndicaux, ou devant les établissements) et en appelant à la grève dans le second degré.
Sous pression, le gouvernement a déjà consenti à certains reculs (suppression des droits d’inscription en BTS et CPGE), mais il entend désormais gérer par la peur et limiter le droit de se réunir et de manifester par des arrêtés préfectoraux déconnectés de la réalité du terrain.
Affaibli, E. Geffray encourage la fermeture des établissements et le « passage en distanciel » : c’est une stratégie pour étouffer la mobilisation lycéenne, nier ses revendications, refuser le dialogue et la démocratie. Cela ne peut que faire monter la pression chez les collègues.
À ce propos, le SNES-FSU rappelle que l’enseignement « à distance » ne relève pas des obligations statutaires des professeures : seul le renseignement quotidien du cahier de texte numérique est exigible.
Lire notre mise au point : https://www.snes.edu/article/cours-en-distanciel-cest-non/
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