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FPMA (Mutations des certifiés - agrégés) - Déclaration et premier bilan
samedi 17 juin 2017
Karine Boulonne, Michael COLIN,

Le bilan de cette année concernant les mutations est très positif : le barème rééquilibré depuis l’an dernier permet à chacun, avec suffisamment d’ancienneté et quel que soit son corps d’appartenance, d’obtenir à moyen terme satisfaction. Grâce au SNES-FSU, le rectorat a accepté de déplacer des supports stagiaires temps plein afin de permettre à davantage de collègues d’obtenir une mutation. Cela a également permis d’améliorer certaines situations médicales ou des mesures de cartes scolaires, mais pas seulement. Bien entendu, ces échanges de supports stagiaires n’ont pu se faire qu’après acceptation par les corps d’inspection afin de permettre des conditions d’enseignement satisfaisantes pour un stagiaire. Ainsi au moins une quarantaine de situations ont pu être améliorées (soit une amélioration de rang de voeu, soit un collègue qui mute alors qu’il n’aurait pas muté sinon).

Par exemple :

CPE : 4 collègues mutés en plus par rapport au projet initial (dont 2 sur leur voeux 1) et 1 amélioration

Espagnol : une amélioration (du voeu 13 au voeu 2)

Lettres modernes : 1 collègue muté en plus, 2 améliorations

Maths : 5 collègues mutés en plus, 12 collègues améliorés

Anglais : 16 améliorations

Documentation : 1 collègue muté en plus, 3 améliorations

Histoire-Géo : 2 mutés en plus


Déclaration SNES-FSU // FPMA des 14 et 15 juin 2017

Les FMPA se tiennent entre les 2 tours d’élections législatives qui confirmeront sans doute le scrutin présidentiel :
– sanction d’un gouvernement socialiste
qui a agi à l’inverse de ce qu’il avait promis en 2012, a multiplié les réformes contre les acteurs de terrain, notamment dans l’Éducation nationale,
– montée d’une extrême-droite décomplexée et démagogique, en particulier dans notre région où elle exploite de façon éhontée une misère sociale que nous retrouvons au quotidien dans nos classes et contre laquelle nous sommes démunis,
– et majorité accordée à un agrégat politique opportuniste qui devrait très rapidement trouver une opposition dans les rues à défaut de la trouver dans un parlement à la légitimité remise en cause par un taux d’abstention inédit dans la Vème République. Les premières annonces concernant le monde du travail et celui de l’Éducation sont en effet soit très inquiétantes quand il s’agit d’amplifier la loi El Khomri, soit constituent de simples effets de manche à buts électoralistes quand il s’agit de rétablir les bilangues en omettant de rendre des moyens pour cela.

Nous aurons l’occasion de nous exprimer davantage après le 2ème tour, lors du CTA du 22 juin, nous nous en tiendrons donc là aujourd’hui pour passer à un ordre du jour concernant 2392 demandeurs de mutations (dont 60 % sont des demandeurs volontaires), ordre du jour qui n’est cependant pas sans lien avec la situation déliquescente de ces dernières années : en effet, nous pourrons comptabiliser à la fin du mouvement un nombre croissant de postes vacants dès le mois de juin. Car nos métiers n’attirent plus, c’est un fait, les concours qui se tiennent en ce moment le confirment : il y a de nombreux postes perdus faute de participants, et quand il y a des lauréats, il ne s’agit pas forcément de « forces vives », mais de contractuels déjà en poste, ou de titulaires changeant de discipline ou passant l’agrégation externe pour tenter d’obtenir une revalorisation refusée autrement.

Nous allons avoir également une discussion sur les berceaux temps plein, qui sont autant de postes bloqués pour les titulaires, donc autant de freins pour une mobilité professionnelle choisie.

Le SNES-FSU a toujours revendiqué que les stagiaires, tous les stagiaires sans exclusion, soient affectés sur un tiers-temps, en surnombre, permettant ainsi une vraie formation et qu’ils ne soient donc pas utilisés comme des moyens d’enseignement. Cela leur permettrait de débuter dans de bien meilleures conditions, avec des tuteurs présents et disponibles, et les services DPE n’auraient pas à passer le mois de juillet à se demander si un stagiaire expérimenté, car ex-contractuel, mais non titulaire d’un M2, doit être à mi-temps ou à temps complet, entre autres cas de figure, car les situations se complexifient : de plus en plus de candidats arrivent dans l’Éducation nationale dans le cadre d’une seconde carrière. Le hasard faisant bien les choses, nous vous avons signalé ce qui nous semble être un blocage disproportionné de supports en lettres modernes et en anglais par rapport aux stagiaires temps plein susceptibles d’arriver dans l’académie. Au cas où nous aurions finalement raison, ce qui est quand même souvent le cas, nous pourrons nous féliciter que sur les 95 TZR supplémentaires que comptera l’académie à la rentrée, 44 seront des enseignants en anglais et 46 en lettres modernes, et qu’ils pourront donc occuper à titre provisoire les postes qu’ils auraient pu obtenir au mouvement s’ils n’avaient pas été bloqués. À moins que vous n’ayez une bonne nouvelle à leur annoncer à l’occasion de l’ouverture de ces FPMA ? En revanche, la situation du remplacement dans l’académie ne s’arrangera pas en physique chimie, en espagnol, histoire-géo ou en ST2S. Ne parlons même pas de la situation catastrophique dans laquelle se trouvent encore la documentation et désormais l’économie-gestion qui tient le palmarès du nombre de postes vacants après mouvement avec 56 postes vacants toutes options confondues pour quatre TZR opérationnels !

Nous profitons d’évoquer la situation des stagiaires et des TZR qui seront affectés tout au long du mois de juillet par le DPE pour remercier les gestionnaires et les chefs de service qui nous fournissent très rapidement des réponses détaillées aux questions nombreuses que nous leur avons posées et qui continueront à travailler sur les affectations pendant encore quelques semaines, pour affecter les AFA, les TZR, les stagiaires et les contractuels, dans l’ordre établi en concertation avec les organisations syndicales, ce dont nous nous félicitons. Cependant, cette année, nous avons observé à plusieurs reprises des modifications de barèmes ou de vœux post GT barèmes en plus des modifications annoncées sur Aidop. Ces situations n’ont pas fait l’objet d’une communication envers les organisations syndicales, ce que nous regrettons : afin de garantir la transparence et la vérification pour tous les demandeurs, nous voudrions que si cela devait malheureusement se reproduire, une communication claire soit faite avec les raisons pour lesquelles ces modifications ont eu lieu. Nous souhaiterions également qu’une réflexion soit menée sur le calendrier entre tous les services qui convoquent les commissaires paritaires : si le DPE n’a pas abusé des mercredis cette année, c’est cependant le 3ème mercredi de suite pour les certifiés qui ont dû venir à deux CAPA disciplinaires.

Nous remercions également les services qui ont cherché à remplacer les commissaires paritaires pour lesquels l’établissement avait fait une demande, mais nous rencontrons des difficultés quand ce remplacement n’a pu se faire. En effet, nos absences sont nécessaires pour effectuer le travail de vérification minutieux et d’amélioration du projet, et l’absence de suppléant peut poser problème et avoir des répercussions sur notre situation professionnelle. Ainsi, nous avons attiré l’attention du recteur via BDSI sur le refus d’une principale d’accorder à une de nos commissaires paritaires les classes à examen qu’elle souhaite pour la rentrée prochaine, car elle n’est pas remplacée ! Faut-il qu’un élu engagé au service de la défense des personnels soit pénalisé en raison de cet engagement et qu’il en vienne à renoncer à son mandat pour éviter une brimade professionnelle ? Nous souhaitons des garanties de la part du rectorat concernant les élus et le respect de leurs droits : un mandat syndical ne doit pas être l’occasion de stigmatiser professionnellement un représentant des personnels.

Nous souhaitons également évoquer les problèmes que nous rencontrons encore cette année avec votre distanciel. Par exemple, concernant une MCS en Anglais partant de Neuville en Ferrain, nous ne comprenons pas votre refus de prendre en compte notre proposition de chaîne. D’après votre distanciel, le collège A Roussel de Tourcoing serait l’établissement le plus proche. Or, la simple observation d’une carte, ainsi que la vérification auprès de différents sites de calcul d’itinéraire, montrent bien que ce n’est pas le cas et que l’établissement proposé pour réaffecter la MCS. Pour nous, P Mendes France Tourcoing est le plus proche de l’établissement d’origine. C’est donc bien le distanciel qui pose problème, dans lequel l’oiseau ne vole pas au plus court ! La règle que vous avez établie dans la circulaire académique n’est donc pas respectée. Par ailleurs, nous avons constaté cette année qu’un trop grand nombre de nos propositions de chaînes ne sont pas retenues par vos services alors même qu’elles améliorent plusieurs situations. Les arguments avancés pour ne pas les retenir nous semblent parfois plus qu’inappropriés mais nous aurons l’occasion d’y revenir lors de l’étude des cas particuliers par discipline. Pour le SNES-FSU, les FPMA et la période préparatoire qui y est attachée ne peuvent constituer qu’une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’administration mais doivent au contraire rester une réelle phase de dialogue social.

Ensuite, s’il reste des postes vacants, et que le taux de satisfaction des participants volontaires est un bon crû (autour de 35 %), il y aura aussi des déçus : 951 demandeurs de mutations sont obligés de participer, soit parce qu’ils entrent dans l’académie, soit parce qu’ils font partie des 67 mesures de carte scolaire. Parmi ces 951, 137 étaient affectés en extension, c’est-à-dire hors de leurs vœux, avant les améliorations proposées par les chaînes, soit quand même 14,4 % des participants obligatoires.

Enfin, parce que nos camarades du SNALC seraient déçus si nous ne n’en touchions pas un mot, 227 agrégés participent au mouvement et 146 obtiennent une mutation. Le barème que nous avons contribué à mettre en place permet à 99 d’entre eux qui n’étaient pas en lycée d’avoir 150 pts de bonus, et 59 d’entre eux obtiennent un lycée, soit près de 60 %. Nous pouvons donc nous féliciter du rééquilibrage entamé l’an dernier qui permet au mouvement intra de remplir ses rôles : privilégier l’accès des agrégés au lycée, garantir les priorités légales prévues au BO et favoriser pour tous les demandeurs la possibilité d’une mobilité professionnelle choisie à court ou moyen terme, sans être découragés par les montants astronomiques des bonifications qui existaient jusqu’à il y a 2 ans.

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